Le Parlement européen a adopté, durant le weekend du 20 au 21 juin 2026, une résolution condamnant le Burkina Faso. Christophe Gomart, général de l’armée française devenu député européen, a fortement contribué à faire adopter cette résolution pour les faits de répression de l’espace civique, de la démocratie et des libertés fondamentales. La résolution exige du Burkina Faso le rétablissement des libertés des ONG, la protection de la liberté de la presse et l’annulation de son retrait de la CPI. Elle a été prise avec 476 voix pour, 11 contre et 75 abstentions.
La réaction du pays des Hommes intègres ne s’est pas fait attendre. Dès le lundi 22 juin, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Jean Marie Traoré, a convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou pour lui exprimer le mécontentement de son pays. Le Burkina Faso n’est pas membre de l’Union européenne et n’est responsable en rien devant son parlement. De plus, selon le ministre, « Nous avons convoqué l’ambassadeur de UE, l’argument prononcé devant les députés est cousu d’informations totalement erronées ».
L’ambassadeur, après l’audience, a déclaré qu’il a pris bonne note. « J’ai pris, note je transmettrai la note à l’UE ».
Cette affaire intervient alors que la tension entre la France et les trois pays de l’AES reste vive depuis leur départ de la CEDEAO. Ils ont décidé de prendre leur souveraineté, ce qui provoque l’ire de la France, d’autant que l’uranium du Niger ainsi que le pétrole et les minerais du désert lui sont désormais hors de portée. Depuis, elle se débat pour un retour par la force.
En avril 2024 déjà, sur la chaîne Figaro TV, le général François Lecointre déclarait qu’il était probable que l’Europe ait « l’obligation de retourner en Afrique » pour y « restaurer l’Etat », regrettant le départ des Forces françaises du sahel pour lui, cela représente un échec inacceptable. De nombreux observateurs avaient vu dans cette déclaration, un appel du pied de la France aux autres pays européens, pour l’aider dans cette nouvelle aventure de colonisation. Cette condamnation du Burkina Faso par le parlement européen, pourrait être la rampe de départ de ce plan européen.
L’ancienne puissance colonisatrice est fortement soupçonnée d’être à la base de toutes les attaques terroristes que connait cette zone. La France a quand même passé près de 10 ans au Burkina Faso et dans le sahel. Si son départ s’est imposé aux peuples locaux, c’est uniquement à cause de son inefficacité qui ne faisait qu’à aggraver la situation sécuritaire.
Paul D. Tayoro



