Les autorités municipales et judiciaires de Soubré ont réaffirmé leur engagement en faveur de la protection et de la promotion des droits des femmes à l’occasion de la célébration, le samedi 7 mars 2026 à Soubré, de la Journée internationale des droits des femmes.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le Sénateur et Maire de la commune, Traoré Lassina, a plaidé pour un renforcement du leadership féminin et de la participation des femmes aux instances de décision. Selon lui, l’implication active des femmes dans la gouvernance locale constitue un levier essentiel pour le développement harmonieux de la commune.
Il a souligné que la municipalité de Soubré compte déjà deux femmes occupant les fonctions d’adjointes au maire ainsi que plusieurs conseillères municipales participant aux prises de décision. Le maire a également salué les avancées enregistrées en Côte d’Ivoire en matière de promotion des droits des femmes, notamment le renforcement du cadre juridique contre les violences basées sur le genre, les initiatives d’autonomisation économique et la loi favorisant la représentation féminine dans les assemblées élues.
Placée sous le thème « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire », l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes appelle à traduire les engagements en actions concrètes, notamment à travers l’accès des femmes à l’éducation, au financement et aux activités génératrices de revenus. Le Maire a assuré que la municipalité poursuivra son appui aux associations féminines et aux initiatives visant l’autonomisation économique des femmes.
Dans le cadre de cette célébration, une conférence publique a également été animée par le substitut du procureur près le tribunal de première instance de Soubré, Gnamien Koffi, qui a annoncé une fermeté accrue dans le traitement des affaires de violences faites aux femmes. Le magistrat a déploré la tendance de certaines victimes à retirer leurs plaintes après l’ouverture des procédures judiciaires, souvent sous l’influence de proches ou de leaders communautaires. Face à cette situation, il a affirmé que le parquet de Soubré n’acceptera plus facilement le classement sans suite de ce type d’affaires.
« Désormais, lorsque vous portez plainte et que l’action publique est engagée, la procédure ira jusqu’au bout », a-t-il averti, rappelant que la loi protège les femmes contre toutes formes de violences et qu’aucune relation, même amoureuse, ne peut justifier des coups. Abordant la protection des mineures, le substitut du procureur a également rappelé que la législation ivoirienne considère toute relation intime impliquant une fille de moins de 15 ans comme un viol, réaffirmant l’engagement du tribunal de Soubré à faire respecter la loi pour protéger les femmes et la jeunesse.
La célébration de la Journée internationale des droits des femmes à Soubré est marquée par plusieurs activités, notamment une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus, des conférences de sensibilisation et des distinctions en faveur de femmes engagées dans le développement de la communauté.
Gina GBAVONHI



