La nuit a été longue. La bonne prestation de notre équipe nationale de football n’a pas suffi. Selon les résultats provisoires, le PDCI aurait 32 sièges sur 255. Même pas la moitié des résultats de 2021!
L’électorat du PDCI n’a pu protéger les sièges de Simon Doho, Raoul Aby, Dia Houphouët. La direction du PDCI n’a pas reçu de candidature pour Bouaké, Daloa, Man, Songon… Comment est-ce possible ?
Le résultat est là. Il ne faudrait pas généraliser le « cas Assalé Tiemoko » qui, lui, avance des chiffres, des documents. En dehors de la technologie électorale qui n’est pas à exclure, nous devons être capables de nous poser de bonnes questions.

Si nous faisons un mauvais diagnostic, le remède ne sera pas adapté. Or, c’est une question de survie. Que s’est-il réellement passé ? Quel rapport nos hauts cadres entretiennent-ils avec la jeunesse du PDCI (1), les structures des femmes (2), les jeunes cadres de leurs localités (3)?
Ce résultat nous situe sur les axes à améliorer. Au moins, nous savons ce que nous devons faire pour les élections locales de 2028 et la présidentielle de 2030. Justement, nous pouvons choisir de faire l’autruche en estimant que « tout va bien », que « l’adversaire est minoritaire »…
Dr Sylvain N’GUESSAN
Prospective, Défense et Sécurité



