Simone Ehivet Gbagbo poursuit sa campagne pour la présidentielle 2025. Le vendredi 17 octobre 2025, elle a foulé le sol de Duékoué où Ibrahima Cissé, préfet de la région du Guémon, lui a réservé un accueil des plus enthousiastes. Cependant, la chaleur qui a marqué cette rencontre n’était pas tout. Le préfet réservait une surprise spéciale à la candidate du MGC. « C’est une joie pour moi de vous recevoir. C’est la quatrième fois que j’ai la chance de vous rencontrer », dira-t-il avant de l’émouvoir en lui présentant un de ses livres écrit alors qu’elle était encore chercheure à l’université Félix Houphouët-Boigny.

La présidente du MGC est marquée : « je n’ai plus aucun de mes livres. Je n’ai retrouvé aucun ». Mais e préfet ne s’arrête pas là. Se baissant, il lui présente le premier livre qu’elle avait écrit à sa sortie de prison. « Du sous-sol de la République à la liberté ». Celui-ci avait déjà été dédicacé. « Je l’ai lu à quatre reprises », précise le préfet.
Alors que Simone Ehivet Gbagbo a visiblement du mal à cacher son émotion, le préfet sort deux autres lapins de sa besace. Ce sont les deux derniers livres de son hôte. « Ma sortie de prison » et «Du sous-sol de la République à la restauration ». C’en était trop ! L’émotion gagne l’ensemble des membres de l’importante délégation qui accompagne l’ancienne Première dame. « Ces deux-là ne sont pas encore dédicacés. Je vous prie d’accepter de le faire ». L’auteure obtempère avec joie.

Après avoir apposé sa signature à la première page des deux livres, la candidate se souvient. « Dans les autres départements où je suis passée, les autres, pour éviter d’être présents, ont eu des maux de dent, des occupations diverses et même des voyages brusques. Et ce sont leurs collaborateurs qui ont eu la tâche de me recevoir. Mais vus, vous êtes là, et de la meilleure des manières. Votre partialité est invisible ».
Le préfet Ibrahima Cissé explique alors dans quel état d’esprit il sert l’Etat. « J’ai été à la bonne école, celle de feu Parfait Gohourou. Il n’a jamais hésité à recevoir quelqu’un, quelle que soit sa religion ou son bord politique. Ici dans le Guémon, vous êtes tranquille. Tout se passe bien. L’élection n’est pas la guerre. Notre région a connu un passé douloureux. Il faut donc être vigilant. Hier, j’ai rencontré la confrérie Dozo. A Duékoué ici, nous avons rencontré toutes les couches sociales pour conforter la paix ».
Le lendemain samedi 18 octobre 2025, le meeting de campagne a eu lieu dans le quartier-village de Guitrozon, sur le grand espace du terrain de foot. Le ministre Kahé Eric, fils du village et président de l’AIRD, parti allié au MGC, lancé un appel solennel à la population, en vue d’une mobilisation massive. Il a offert à la candidate, une fleur nommée « la canne de Moïse » pour que, selon lui, elle se souvienne toujours de son passage dans ce village.

Il est revenu au directeur national de campagne, Traoré Dominique de décliner devant le public venu nombreux, les sept engagements que Simone Gbagbo prend vis-à-vis du pays. Une administration totalement modernisée et débarrassée de la corruption, une économie essentiellement entre les mains des Ivoiriens eux-mêmes, l’industrialisation du pays par la transformation sur place des ressources naturelles et la solidarité nationale. Il a aussi cité les Arts, le sport et le tourisme qui doivent devenir de vraies activités économiques pour participer pleinement au développement du pays. Il y a également l’école, la formation et la recherche scientifique et, enfin, la restauration de l’environnement.
Paul D. Tayoro



